Si ces derniers sont réellement dans le besoin, une notion laissée à la libre appréciation du fisc, la documentation administrative autorise les enfants à déduire de leurs revenus au titre de l’obligation alimentaire le loyer qu’ils auraient pu percevoir de ce logement en le louant à un tiers (BOI-IR-Base-20-30-20-10, n° 140). Avec des limites en fonction des besoins… Une donation d’usufruit est envisageable si, redevable de l’ISF, l’enfant veut sortir un actif immobilier de son patrimoine. Nul besoin de prévoir un usufruit temporaire. Il suffit de donner à ses parents l’usufruit pour leur vie durant. Autre possibilité, accueillir ses parents chez soi. Cette situation peut présenter certains avantages. Il est souvent nécessaire d’adapter le logement aux nécessités de l’âge, qui ont un coût mais qui donnent droit au crédit d’impôt en faveur de l’aide aux personnes. Il est de 25 % d’un plafond de dépenses de 5 000 euros si l’enfant est seul avant l’arrivée de ses parents et de 10 000 euros si l’enfant est marié. De plus, si le parent recueilli est sans ressources ou dispose de ressources très faibles – notion laissée à l’appréciation du contrôleur -, le fisc autorise l’enfant à déduire de son revenu taxable, sans justification, une somme forfaitaire annuelle de 3 407 euros. Il existe également la possibilité de verser à ses parents une pension déductible de son impôt, mais là encore, tout sera une question de proportionnalité entre la faiblesse de leurs ressources, leurs besoins, ses revenus et son patrimoine. Préalablement à toute déduction, mieux vaut consulter par écrit son centre des impôts afin d’obtenir de sa part une position ferme et précise.

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